Interview avec Roman Furger

14. février 2017

Les skieurs de fond ne grandissent pas nécessairement dans les régions montagneuses, comme en témoigne par exemple Roman Furger, double vainqueur du marathon de ski de l'Engadine. L’uranais a débuté sa carrière sportive avec la course de cross, le football et le ski de piste avant d’être fasciné par le ski de fond à douze ans. Aujourd'hui, ce commercial titulaire de la maturité professionnelle a intégré l’équipe A de Swiss-Ski et tente de réduire l'écart qui le sépare de l’élite mondiale de sa discipline.  

Déjà jeune, tu pratiquais de nombreux sports différents. Pourquoi as-tu fini par te décider pour le ski de fond, et qu’est ce qui te fascine autant dans cette discipline sportive?  

Enfant, j’aimais déjà beaucoup être dans la nature. J’y pratiquais beaucoup de sports différents. Alors jeune sportif, j’étais déjà fasciné par un circuit à vélo ou un entraînement de marche nordique en été, et par la course dans les bois enneigés en hiver. L’entraînement d'un fondeur est très diversifié, et j’adore ça!

Tu fais maintenant des compétitions de ski de fond depuis 15 ans. Comment a évolué cette discipline sportive depuis tes débuts?  

Depuis 5-6 ans, la force spécifique et la vitesse ont gagné en importance, car le sprint est déterminant dans de nombreuses compétitions. Bien sûr, le volume de l’entrainement et surtout son intensité ont aussi constamment augmenté.

Le ski de fond est une discipline très complexe, qui demande, en plus d’une bonne endurance, de la force et une bonne coordination. Quels sont les trois conseils d’entrainement les plus importants que tu pourrais donner à ceux qui voudraient par exemple participer au marathon de ski de l'Engadine cette année?  

Le principal est bien sûr d’avoir une bonne condition physique. Faire du sport régulièrement toute l’année et pratiquer un peu de musculation aide certainement à réduire son temps au marathon de ski de l'Engadine. Avoir une bonne technique est également très important et augmente le plaisir de la pratique du ski de fond.

Dans l’équipe suisse, tu peux constamment te mesurer à certains des meilleurs coureurs mondiaux. Quels sont les domaines dans lesquels tu dois rattraper le plus de retard et comment faire pour y parvenir?  

Ces dernières années, ma plus grosse faiblesse était la constance. J’ai souvent été malade ou blessé, ce qui a réduit mon entraînement. Ces deux dernières années, j’ai fait beaucoup de progrès dans ce domaine et j’ai donc pu compléter de plus gros volumes d’entrainement. Je dois aussi continuer à améliorer mon style classique.